Les dossiers
Drogues : l'African Connection
Depuis quelques années, le continent africain est devenu le ventre mou du trafic mondial des stupéfiants, en particulier de la cocaïne : frontières poreuses, autorités corrompues, policiers peu formés… Des narcotrafiquants très organisés, à la pointe des technologies et armés dernier cri, y acheminent leurs produits pour les redistribuer vers les marchés consommateurs, non sans avoir créé quelques habitudes sur place. Au point de – enfin – alarmer les organisations internationales.
Mondial 2010 - Enjeux africains
Tout le monde s'en gausse : la Coupe du monde 2010 attribuée à l'Afrique du Sud, premier pays africain à l'accueillir, est une victoire pour le continent. Elle annoncerait presque le renouveau d'un continent boosté par la seule grâce du sport le plus populaire de la planète. Le pays de Mandela en tirera sans doute un certain rayonnement. Quant au reste... C'est oublier un peu vite quelques réalités du Mondial et du pays qui l'organise.
Afrique
L’Afrique noire est mal partie,
écrivait en 1962 René
Dumont. Au lourd héritage
colonial se sont en effet ajoutées
des politiques économiques qui
n’ont pas répondu en priorité aux
besoins de la population, mais au
diktat néocolonial. L’agriculture
vivrière a été sacrifiée aux cultures
de rente, alors que les pays
producteurs n’exerçaient aucun
contrôle sur les prix de leurs
exportations sur le marché mondial.
L’extraversion des économies
africaines les a détournées
des efforts indispensables à l’accélération
de leur industrialisation
et a perpétué leur statut d’Étatclient
de l’Occident, avec lequel
nombre de pouvoirs africains ont
entretenu des relations incestueuses
et trahi les aspirations à la
liberté et à la démocratie.
Les élites africaines se sont pour
la plupart accommodées de cette
situation, ont manqué d’audace ou
de méthodes d’action afin de
mettre en oeuvre les grands principes
que beaucoup de leurs leaders
avaient proclamés avec
conviction à l’indépendance.
Ainsi que le souligne Samir Amin,
à cette époque là, l’Afrique était le
« ventre mou », la partie la plus
vulnérable du système mondial, et
elle le reste. Mais elle semble à
présent décidée à mettre à profit le
succès des pays dits émergents
pour retrouver sa marge de
manoeuvre à l’égard des multinationales
occidentales et rompre le
monopole qu’elles ont exercé jusqu’à
présent sur les économies
subsahariennes. Une deuxième
vague d’indépendance n’est donc
plus une utopie. Comme l’y invite
le « populaire » peintre congolais
Chéri Samba dans ses toiles riches
d’idées, de questionnements
autant que de couleurs, il est temps
que « maman Afrique » accouche
du bébé qu’elle a gardé dans son
ventre cinquante ans durant !
Afrique : les militaires
Soixante-treize coups d’Etat ou tentatives de coups ont été recensés en Afrique depuis les indépendances.
Trente-trois dans la seule partie occidentale. L’Afrique malade de ses militaires ? Démocraties défaillantes, régimes prédateurs, dictatoriaux ou révolutionnaires, les raisons de leurs interventions
sont multiples. Pendant longtemps, elles ont été synonymes de répression de mouvements populaires, de restauration de pouvoirs autocratiques au service d’élites nationales ou étrangères. Puis on a vu surgir des
officiers porteurs de changements radicaux contre le statu quo néocolonial et les inexorables
déclins économiques et sociaux entraînés par des gestions calamiteuses des ressources
nationales. Enfin, ce fut le tour des coups d’État militaires postérieurs au mouvement de démocratisation
du début des années 1990, dont les auteurs se réclamaient de valeurs républicaines
et démocratiques, bafouées selon eux par des élites rapaces et incompétentes. C’est à une résurgence de ce phénomène, qui a eu ses exemples réussis au Mali ou au Ghana il y a quelques décennies, que l’Afrique occidentale est à nouveau confrontée depuis le « coup de balai » du général
Guéi en Côte d’Ivoire, en passant par la « lutte contre la corruption des élites » en Guinée du capitaine Dadis Camara, ou encore le tout récent « assainissement de la classe politique » entrepris par les officiers nigériens. Ce dossier propose d’analyser les causes conjoncturelles et profondes de ces mouvements, ainsi que la progression
de la professionnalisation et de la modernisation des armées de part et d’autre du continent.
La fin de l'obamania ?
Iran - La deuxième révolution
Irak - Saddam face à l'histoire
Sommet de Copenhague : le front africain du refus
Afrique : Etats défaillants.
Crise économique mondiale : Le pire est à venir
Panafricanisme : de Nkrumah à Kadhafi
• Qui veut vraiment les États-Unis d’Afrique?
• Nkrumah, libérateur et panafricaniste
• Sékou Touré, chantre de l’Afrique « africaine »
• Ghana, l’héritage dilapidé?
• W. E. B. Du Bois, la liberté à tout prix
• Modibo Keita, « nous unir ou périr »
• Abdel Nasser, leader panarabe et panafricain
• Grandes ambitions et petits moyens
•1994 : le panafricanisme dans tous ses états
Dossier réalisé par V. Mbougueng,
K. Whiteman, A. Conchiglia, V. Thorin,
C. Moncel, Lily Chaimar, Mamo Zeleke
Que la fêtecommence!
La face sombre de l’Occident
• Georges Corm: « Il faut recrédibiliser l’idéal démocratique »
• L’Occident oxydé, à propos de L’Euro p e e t le m yth e de l’Oc c ide nt
•Aymeric Chauprade : « La France vit une épuration sourde de ceux
qui ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens »
• Amin Maalouf: règlement de monde
• Réflexion : Omar et l’Occident
Dossier proposé par Corinne Moncel,
Augusta Conchiglia et Majed Nehmé
(avec Amayes Hadjadj)
Jacob Zuma : Le temps des ruptures?
Le paradoxe indien
L'Afrique face à la crise
ISRAËL
RDC
Le Congo de nouveau déstabilisé, en crise, décrédibilisé, deux ans seulement après les premières élections démocratiques qu’a connues le pays depuis quarante ans. La crise dans l’Est sert encore une fois de révélateur des faiblesses de l’État congolais, dépassé par l’immensité de sa tâche, détourné par les interférences des intérêts partisans.
Iran :
Avec une pertinence impressionnante, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne analyse la
nature fascisante du régime des mollahs et dit comment le peuple, fort d’une résistance de trente ans, parviendra à le
faire tomber. Si l’Occident reste enfin neutre.
Bouteflika, d’une révolution à l’autre
1999-2009. Dix ans déjà, dix ans à peine que le président Abdelaziz Bouteflika, qui a été de tous les combats – et en premier lieu de ceux ayant conduit l’Algérie à l’indépendance puis à l’édification de l’État nation –, a répondu,
encore une fois, à l’appel du devoir. En décidant de prendre les rênes d’un État à la dérive, éreinté par une décennie de terrorisme aveugle qui a saigné la société et s’est employé à paralyser les institutions. La tâche n’a pas été simple. D’emblée, il lui a fallu mobiliser une population découragée par les vaines promesses, tétanisée par la peur, et surmonter la psychose qui régnait en maître sur l’Algérie. Son bâton de pèlerin en main, Abdelaziz Bouteflika fit alors une tournée mémorable à travers le pays, multipliant les discours de vérité devant des foules
fascinées, qui découvraient à l’occasion un meneur d’hommes, un chef charismatique. Les idées forces de ses discours étaient claires et simples : rien n’est jamais perdu tant qu’un peuple n’a pas renoncé ; il n’y a pas de patrie de rechange pour les Algériens, l’Algérie appartient à tous sans exclusive.
Danger ! Armées privées
Elle est considérée comme la fonction régalienne de l’État par excellence. Pourtant, la défense est largement privatisée.
Mccain/Obama : Peuvent-ils changer l'Amérique ?
Le « phénomène planétaire » qu’est devenu Barack Obama échappe désormais à toutes les classifications politiques. Même si son glissement vers le centre de l’échiquier politique américain après sa victoire aux primaires, dans le but évident de conquérir l’électorat de centre-droit, mais aussi des minorités influentes – comme les lobbies cubains anti-castristes de Miami ou le lobby pro-israélien –, a brouillé son message.
Quel changement prône-t-il au juste ? Son opposition à la guerre en Irak, qu’il avait exprimée avant même d’être élu sénateur de l’Illinois en 2004, et qui est l’une des raisons de sa popularité aux États- Unis comme à l’étranger, va-t-elle fléchir ?
Sur le plan intérieur, le programme d’Obama renoue ouvertement avec la « grande Amérique » de l’État providence, plus généreuse, plus attentive à réduire le fossé social et les injustices économiques. Le portrait que dresse de lui Maureen Smith dans ce dossier montre la complexité des facettes du candidat démocrate, le premier « Noir » à être désigné candidat à la présidentielle, celui qui a réussi l’exploit de faire de ses origines métisses africaines un atout. Avec son éloquence et la finesse de certaines de ses analyses, comme celle remarquable sur le racisme aux États-Unis, saluée par l’ensemble de l’intelligentsia libérale. Mais sa bataille n’est pas gagnée. À l’approche de l’échéance du 4 novembre, le « héros » de la guerre du Vietnam, John McCain, ne s’avoue pas vaincu. Il tire son avantage de l’ambiguïté de son positionnement, critique de l’administration Bush sur des dossiers sensibles comme la torture, mais généralement aligné sur les politiques des néoconservateurs, y compris dans la guerre préventive contre l’Iran ! Le premier défi du vainqueur, quel qu’il soit, sera d’effacer le bilan calamiteux de son prédécesseur tant sur le plan intérieur qu’en politique étrangère. Pourra-t-il le faire ? Obama et/ou McCain peuvent- ils, veulent-ils changer l’Amérique ? Le monde suit de près ce duel décisif.
ChinAfrique. Mythes et réalités
Pourquoi le géant chinois s'intéresse-t-il à l'Afrique? Est-on en face d'une invasion de type colonial ou d'un partenariat Sud-Sud d'un nouveau type?
Israël : 1948-2008, Croisés sans croix
Après soixante ans d’existence et six guerres, Israël continue à refuser au peuple palestinien, qu'il a chassé de sa terre, le droit à un état indépendant, comme le stipule l'Onu. Il parie sur les divisions du monde arabe. Jusqu'à quand ?
Algérie : l'effet Bouteflika
En moins de dix ans, le président Abdelaziz Bouteflika a imprimé une nouvelle dynamique à un pays empêtré, avant son arrivée au pouvoir, dans d'inextricables problèmes. Son « secret » : prendre les problèmes un à un et établir des priorités pour les résoudre, en associant aux solutions le maximum d'acteurs nationaux.
Le retour de la Coloniale
La France a sauvé le chef de l’État de rébellions diverses un nombre incalculable de fois. La preuve qu’elle n’a jamais vu en lui un gage de stabilité et de paix, mais une assurance pour préserver ses intérêts.
Annapolis et après ?
Quelles sont, aujourd’hui, les chances réelles pour Israël et la Palestine d’aboutir à la paix, dans un contexte marqué par l’intensification du conflit, une déstabilisation régionale et l’absence d’un leadership fort dans les deux camps, mais aussi par le déclenchement du processus d’Annapolis et la fin de l’ère Bush ? Robert Malley, ancien conseiller de Bill Clinton sur cette question, actuellement directeur des programmes pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pour l’International Crisis Group, analyse avec rigueur et perspicacité les réponses possibles.
Algérie, pourquoi les terroristes ne peuvent pas gagner.
Au-delà de leur bilan tragique, les deux attentats d'Alger mettent en évidence la volonté des terroristes algériens de persévérer dans leur folie dévastatrice en s'attaquant à des cibles symboliques comme le Conseil constitutionnel, la Cour suprême ou le siége de l'Onu. Dans le vain espoir de faire plier les autorités.
Afrique du Sud, l'ANC à l'épreuve.
Qui sera le candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de 2009 ? La direction préfère Thabo Mbeki – inconstitutionnel – ou, à défaut, son dauphin désigné, la base Jacob Zuma – accusé de corruption –, mais Cyril Ramaphosa et Tokyo Seswale, encore en embuscade, pourraient bien tirer leur épingle du jeu.
Soudan : Dits et non-dits d'un conflit.
Qui faut-il croire à propos du Darfour, cette province soudanaise de 500 000 km2, peuplée de 6 millions d’habitants et ravagée, depuis février 2003, par la rébellion et la répression ? Le Darfour est-il le théâtre d’un « génocide », comme l’ont statué les parlementaires américains, ou de « crimes de guerre » imputables aux deux parties, comme l’atteste la récente exécution de soldats de la paix africains désarmés par une faction rebelle ? Les massacres sont-ils mus par la haine que se vouent « tribus arabo-islamiques et ethnies africaines » ? Miliciens loyalistes janjawids et dissidents ne se ressemblent-ils pas plutôt comme des frères – comme le suggère l’hebdomadaire français Télérama –, d’autant que les belligérants sont tous noirs, musulmans, et bien souvent arabophones ?
Afrique Asie examine les mobiles des principaux acteurs nationaux, régionaux et internationaux impliqués au Darfour et dans les conflits soudanais. On verra que les ambitions personnelles, les motivations idéologiques, les calculs géopolitiques, les retombées du conflit israélo-arabe, les visées pétrolières et hydrauliques, ainsi que les arguments financiers contribuent, pêle-mêle, à envenimer le conflit.
À tout Seigneur tout honneur : commençons par l’Érythrée, dont le rôle au Soudan, quasiment occulté par les médias, est pourtant le plus décisif parmi ceux joués par la demi-douzaine d’acteurs de cette tragédie africaine. Puis examinons comment la progression du désert, la pression démographique et la recherche du contrôle de l’accès aux ressources naturelles – et à cet égard, la « renaissance » éventuelle du troisième affluent asséché du grand Nil pourrait changer la donne dans la région – en sont tout à la fois cause et conséquence. Tentons enfin, dans la guerre des chiffres les plus fantaisistes avancés ici et là, d’évaluer l’étendue des dégâts. Pour nous interroger : malgré la forte mobilisation internationale – pas toujours bien intentionnée –, les protagonistes de cette pièce sanglante sauront-ils, enfin, s’entendre pour y mettre un terme définitif ?
Che Guevara : Guérillero héroïque et penseur radical.
Il y a quarante ans, le 8 octobre 1967, Ernesto Guevara, blessé et désarmé, était fait prisonnier dans la vallée du Yuro, en Bolivie. Sur les ordres de la CIA, il fut exécuté le lendemain, à La Higuera. Ce dossier rend hommage au « guérillero héroïque », en tentant de mieux comprendre celui que Jean-Paul Sartre qualifia d’« être humain le plus complet de [son] époque », et qui déclarait : « Qu’importent les dangers et sacrifices d’un homme […] quand ce qui est en jeu, c’est le destin de l’humanité. Toute notre action est un cri de guerre contre l’impérialisme et un appel à l’unité des peuples contre le plus grand ennemi du genre humain : les États-Unis. Qu’importe où nous surprendra la mort ; qu’elle soit la bienvenue, si notre cri de guerre est entendu, si une autre main se tend… » Le 18 octobre de la même année, place de la Révolution à La Havane, Fidel Castro rappelait l’intégrité révolutionnaire totale du Che et ses qualités exceptionnelles : « [Son] exemple doit être le modèle idéal pour notre peuple ! » Le même jour, en Argentine, l’oraison funèbre d’un prêtre progressiste dit : « Les deux tiers de l’humanité, opprimés, sont bouleversés par sa mort. Le dernier tiers, dans le secret de son âme, n’ignore pas que l’avenir de l’Histoire, si nous marchons vers un monde meilleur, appartient au Che. » Car ce que n’avaient pas prévu les commanditaires de son exécution, c’est que la figure d’Ernesto Che Guevara allait conquérir, par-delà sa mort, une dimension tout à fait insoupçonnée dans le cœur et la conscience des peuples, ainsi que dans la détermination des forces progressistes à continuer la lutte.
Les néo-missionnaires à l'œuvreen Afrique.
Phénomène social majeur en ces temps de crise en Afrique noire, l’essor des Églises du Réveil ou charismatiques, souvent protestantes mais aussi catholiques, suscite moult inquiétudes. À ce regain de la foi dans ces nouvelles Églises, des raisons identifiables : la perte de l’espace cultuel des sociétés traditionnelles, la disparition progressive des anciens systèmes de solidarité, qui ne peuvent plus faire face à l’appauvrissement généralisé de populations bien souvent victimes de guerres atroces. Ce n’est pas un hasard si ces Églises ont envahi des pays fragilisés par les conflits : Côte d’Ivoire, Burundi, Ouganda…, comme nous le montrons dans nos reportages. Mais le phénomène ne touche pas seulement l’Afrique en guerre : les peuples appauvris de toute la planète, y compris dans les pays « riches » comme la France où les États-Unis, y ont succombé.
Dans ces situations où beaucoup – matériel et spirituel – a été perdu, où les personnes sont déboussolées par l’absence de repères, la montée d’une nouvelle spiritualité n’est pas surprenante. Il ne faut pas davantage s’étonner qu’une cohorte de faux prophètes, insatiables fondateurs d’Églises nouvelles, s’engouffrent dans la brèche. Ces ministres du culte autoproclamés ne visent qu’un objectif : promettant le Paradis ici et maintenant, vider jusqu’au moindre denier les poches des fidèles. Mais devant le spectacle de la richesse rapidement acquise des élites corrompues, comment ne pas croire que le bon Dieu accordera, aussi, sa miséricorde – confondue avec abondance de biens – aux nécessiteux qu’ils sont ?
En abusant de la crédulité de leurs ouailles, les pasteurs opportunistes sont emblématiques de la décadence des mœurs qu’ils pourfendent. Ils ont su détourner le sens du sacré, la foi dynamique et protectrice des nombreuses cultures africaines vers le mirage du bien-être personnel. Faut-il ainsi comprendre que même les puissants, y compris des chefs d’État, y succombent ? Conserver ors pouvoir, faire accroire au peuple qu’ils sont les hommes providentiels, et, surtout que celui-ci continue de prier au détriment de l’intérêt citoyen : voilà les missions dévoyées assignées aux nouveaux prophètes.
Climat : bouleversements climatiques.
C'est une injustice de plus : Le Nord pille les ressources de la planète pour se développer, la pollue massivement pour maintenir son train de vie, et se sera bientôt aux pays du sud, qui pour certains émergent enfin d'une longue période de pauvreté, de payer la facture en restreignant leur développement afin d'éviter que la terre entière ne sombre dans la catastrophe annoncée d'un réchauffement climatique accéléré....
Révolution bolivarienne : l’utopie se réalise
Lundi 30 avril 2007, le président Hugo Chávez Frias, leader de la révolution bolivarienne au Venezuela, annonçait sa volonté de retirer son pays des institutions capitalistes du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qualifiées de « mécanismes aux mains de l’impérialisme étasunien » qui exploitent les pays pauvres.
Le bourbier somalien.
Alors que l'on s'achemine vers l'"irakisation" de la situation en Somalie, presque tous les acteurs de la communauté internationale soutiennent l'intervention américano-éthiopienne et continuent de parler d'"opportunité historique" de réconciliation nationale pour les Somaliens.
Néo-cons, main basse sur l'Unesco
Depuis leur retour au sein de l’agence onusienne, en 1999, les États-Unis et leurs alliés, comme ils le font sur la scène internationale, dictent leur loi. Une politique qui passe par le recrutement d’experts du Nord acquis à leur cause au détriment des élites du Sud, en totale violation avec les principes de l’organisation.
Pourquoi Il faut changer de stratégie.
Ancien conseiller du président Clinton pour le conflit israélo-palestinien, actuel directeur des programmes pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de l'Intenational Crisis Group(ISG), fin connaisseur du monde arabe, Robert Malley a été invité le 23 janvier 2007 par la commission des affaires étrangères du Sénat américain, désormais présidé par les démocrates, à témoigner devant elle sur la meilleure stratégie pour sortir du bourbier irakien. Une analyse claire, sans concession, courageuse et instructive.
Après Saddam, C'est l'Irak qu'on assassine.
Le projet colonial des États-Unis reprend celui que la Grande-Bretagne avait déjà peaufiné en son temps : faire de la Mésopotamie une base d’influence occidentale au Moyen-Orient afin de remodeler cette région à leur image. Le programme ? Casser consciencieusement un pays devenu une nation industrielle puissante, et éliminer son dirigeant après l’avoir diabolisé à l’extrême. Mais ce projet de grandeur tourne au cauchemar : Saddam est devenu un martyr, l’Irak un bourbier, tandis que les États-Unis apparaissent pour ce qu’ils sont : les fossoyeurs de l’espoir démocratique dans le monde.
Télécharger le dossier Irak.