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Tunisie

Vaines gesticultions et antisémitisme primaire au siège de la LDH.

Par Afrique Asie

C’est par un aveu d’échec qu’a commencée et s’est terminée la «conférence de presse» tenue à Paris le 2 juillet par un groupe d’opposants tunisiens contre un amendement de la loi pénalisant toute atteinte aux intérêts économiques de la Tunisie. Une réunion qui s’est d’ailleurs tenue «en famille », à la grande déception de ses instigateurs, la presque totalité des journalistes invités n’ayant pas cru devoir répondre à l’invitation qui leur avait été adressée tant la ritournelle sur la situation des droits de l’homme en Tunisie est devenue lassante par ses mensonges répétés. Un incident grave en a marqué le déroulement : le directeur de la rédaction d’Afrique Asie, Majed Nehmé (et d’autres journalistes tunisiens jugés critiques à l’égard des dérives de cette opposition microscopique et confidentielle), s’en est vu interdire l’entrée par Michel Tubiana en personne, qui a montré en l’occurrence que sa conception du droit d’expression ne peut s’étendre à des contradicteurs. Il se contenterait de « béni oui-oui » prêt à poser des questions aseptisées. Un autre organisateur s’est même payé le luxe de demander à haute voix à l’un de ses videurs de refouler le « journaliste juif » Ouzifa Trabelsi, correspondant à Paris de l’Observateur de Tunis, qui venait d’échapper à sa vigilance.

Prenant acte du fait que l’amendement de la loi sera voté par le Parlement tunisien à l’unanimité et que le « statut avancé » sera accordé à Tunisie par l’Union Européenne, malgré la vaine agitation des dissidents, Khemais Chemmari , qui se présente comme « un consultant international des droits de l’homme», a affirmé qu’il fallait «à tout prix empêcher la mise en œuvre de ce texte » Comment ? Mystère ! – en s’en prenant à ses têtes de turcs favoris:  la France, l’Italie et l’Espagne, qui seraient les soutiens principaux de la Tunisie en Europe. Les ambassadeurs de France, de Belgique et de l’Union Européenne ont eu leur content d’invectives pour avoir soutenu publiquement que l’amendement d’une loi relève de la souveraineté nationale. A moins d’être pour la théorie de la « souveraineté limitée » chère à la défunte Union soviétique, on ne voit pas ce qui peut « indigner » dans de telles appréciations dans la bouche de représentants de pays ayant une longue tradition démocratique. L’Union Européenne est ainsi sommée par les professionnels tunisiens de l’opposition à l’étranger de se démarquer du régime tunisien sous prétexte qu’il a fait voter une loi qui protège les intérêts fondamentaux du pays, au risque de voir se déliter le processus de Barcelone de rapprochement entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Rien que cela ! L’appel à la « mobilisation » contre la loi tunisienne n’en paraît que plus dérisoire. A l’issue de cette parodie de conférence de presse, on aura compris que la Tunisie dispose de soutiens solides en Europe, après avoir donné la preuve qu’elle est non seulement un « bon élève économique », mais aussi un pays qui avance à pas assurés vers l’instauration d’une démocratie crédible et fiable, loin de la vaine agitation déployée par quelques dissidents aigris restés au bord de la route du progrès.

Afrique Asie

 

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